Les désins succès du projet The Line en Arabie saoudite sont de plus en plus évoqués. Initier par le prince héritier Mohammed bin Salman pour réduire la dépendance pétrolière du pays, les ambitions étaient élevées. Cependant, plusieurs facteurs ont conduit ce projet vers des difficultés et des retards significatifs.
Des ambitions démesurées face à la réalité
Le projet The Line avait pour objectif de créer une ville longue de 170 km, de 500 mètres de hauteur et 200 mètres de large. Cette vaste structure devait abriter 9 millions de résidents dans un espace urbain à la fois technologiquement avancé et écologiquement durable, avec l’absence de véhicules traditionnels et une accessibilité des ressources en seulement cinq minutes. Cependant, des obstacles physiques et technologiques ont commencé à émerger. Les architectes avaient prévu de dessiner une ville intégrée, où chaque aspect quotidien, y compris la gestion des déchets et la sécurité incendie, devait être repensé pour s’adapter à ce design vertical. Cette révision constante du plan initial a non seulement augmenté le stress parmi les équipes, mais également amplifié les doutes quant à sa faisabilité. De plus, la pression liée aux délais serrés, avec une première phase attendue pour 2025, a amplifié ces défis logistiques.
Limites physiques
Les limitations physiques ont rapidement émergé comme des défis notables. Le projet incluait un port pour accueillir des navires de croisière imposants. Cependant, l’absence de courants naturels signifiait que la création de ce port représentait un danger potentiel pour la santé. De plus, l’ambitieux agencement prévoyait que le transfert des excréments humains à travers de vastes ducts, projetant inefficacement une solution à défaut d’étre concrète.
Les obstacles financiers majeurs
Le coût initial pour le projet The Line estimé à 1,6 trillion de dollars a grimpé à près de 4,5 trillions dans les révisions récentes. Cela a non seulement diminué la volonté des investisseurs externes mais également contraint les planificateurs à réduire le nombre de modules résidentielles de 20 à seulement 3. Avec cette réduction, la capacité à vendre le projet comme un investissement attractif a diminué. Selon des sources trusted, lorsque le nombre de modules a chuté à moins de 7, la viabilité financière est devenue discutable.
Le manque de viabilité économique
Le budget faramineux demandé par The Line ne semblait plus correspondre aux réalités économiques du Royaume. Les coûts globaux pour la construction étaient non seulement astronomiques mais également réalistes dans la compétition mondiale pour les ressources matérielles. Comme un des consultants l’avait suggéré, une réduction de la hauteur à 100 mètres aurait pu économiser de manière significative sur les coûts, une suggestion ignorée à l’époque.
Enjeux environnementaux et durabilité
Malgré l’accent mis sur la durabilité, les aspects environnementaux ont été négligés. La ville, dans son concept, devait être neutre en carbone, mais les matières premières nécessaires, en particulier le béton et l’acier, étaient en quantités telles qu’elles ont contredit cette déclaration de départ. Les architectes ont constaté qu’ils devaient puiser jusqu’à 60 % de la production mondiale de certains matériaux, ce qui produisait non seulement un impact environnemental significatif mais également une augmentation conséquente du coût des matières premières.
Ressources essentielles
L’obtention des ressources essentielles a connu d’importants retards. Les quantités requises dépassent de loin celle de nombreux pays. Par exemple, la demande en béton équivalait à la production totale de la France pendant une année. En conséquence, des baisses de production potentielles et des coûts croissants ont surgi, mettant une pression supplémentaire sur les gestionnaires du projet.
Le défi de l’innovation technologique
La proposition initiale de The Line soulignait un besoin vital d’intégration technologique, comme l’usage escompté des trains à grande vitesse pour transporter rapidement les résidents d’un bout à l’autre de la ville. Cependant, l’approvisionnement en technologies adaptées, qui pouvaient vraiment fonctionner efficacement dans ce contexte urbain unique, est devenue une barrière. Les prévisions initiales de certains voyages transitants en moins de 20 minutes n’intégraient pas les pauses nécessaires, rendant ce service initialement vital inaccessible à tous ceux entrant ou sortant de la ville.
Implications technologiques
Le manque de technologies viables signifie que les promesses initiales telles que des temps de trajet rapides devenaient irréalistes. La présence d’un train à grande vitesse capable exclusivement de voyages sans arrêt signifiait également que loger des bagages devenait impossible sans un processus long de vérification préalable, ce qui sapait ce qui devait être une avancée technologiquement transparente et rapide.
Conséquences sociales et impact de gouvernance
Le déplacement des communautés locales a engendré un contrecoup social significatif. Les habitants déplacés, qui ont été poussés en dehors de leurs habitations pour faire place à The Line, ont exprimé leurs préoccupations sur la manière dont cela a été géré. Le projet avait besoin d’une approbation plus vaste de la population pour avancer, mais les critiques concernant leurs méthodes l’ont délégitimisé. Une enquête menée par des organisations internationales des droits de l’homme a suscité des préoccupations quant au non-respect potentiel des droits des personnes déplacées, ce qui a nui à l’image du projet à l’échelle mondiale.
Principales implications sociales
L’incapacité à gérer correctement l’impact social de l’infrastructure a soulevé des questions sur le processus de prise de décision. Des rapports ont également émergé soulignant des lacunes dans la communication et l’implication des parties prenantes. La confiance envers les décideurs et les géreurs du projet a ainsi été sapée.



